Quitter le cocon familial - Partir loin de chez soi

Quitter le cocon familial - Partir loin de chez soiJ'ai récemment décidé de republier d'anciens articles que j'avais écrits il y a des années et qui sont restés en brouillons plusieurs mois. Je les avais cachés par honte et par pudeur ; à l'époque je parlais beaucoup de moi sans prendre conscience que n'importe qui pouvait tomber dessus. Si tu peux à nouveau les lire, c'est parce que j'ai été très émue en relisant tous les commentaires publiés en dessous. Beaucoup de personnes se sont senties comprises, soutenues, aidées et c'est exactement ce que je souhaitais en créant ce blog. Aujourd'hui, je ne veux plus partager avec toi de la même façon mais mes objectifs restent les mêmes. J'ai alors décidé de te parler de ce qui prend toute la place dans ma caboche en ce moment : quitter le cocon familial.
En fonction de ton âge, de tes expériences passées et/ou de ta force de caractère, peut-être que cette étape ne te semble pas ou ne t'a pas semblé particulièrement importante. Auquel cas, mes mots te permettront peut-être de comprendre que tout le monde ne ressent pas les choses de la même façon. Si, au contraire, ce moment de ta vie te tracasse ou t'a tracassé, j'espère que tu te sentira au moins compris·e et que tu trouveras quelques clés.
PETIT POINT SUR MA VIE
J'ai 19 ans, je viens d'obtenir mon Bac à Caen et il a été question il y a quelques mois de choisir mes projets d'avenir ou de malheureusement laisser une plateforme faire ces choix. J'ai déjà un parcours scolaire un peu particulier ; je suis passée par une année en Communication Visuelle qui m'a énormément plu mais que je n'ai pas pu valider à cause de mes nombreuses crises d'angoisse avant d'être totalement déscolarisée de mes 15 ans à mes 16 ans. Je suis ensuite allée dans un Lycée Général pour suivre un schéma classique dans une filière littéraire.
J'ai donc déjà dû, après le Collège, comprendre mes centres d'intérêt et choisir ce qui m'intéressait pour commencer des études artistiques. Au Lycée, je me suis alors demandé si j'allais retourner dans ce secteur ou en tenter un autre. Je suis très curieuse, j'ai une panoplie de passions et un dossier scolaire qui me permet d'envisager beaucoup de filières. J'ai voulu être jeune fille au pair en Angleterre, puis psychologue pour enfants avant de me focaliser sur une Licence Information Communication.
La question s'est alors posée du lieu. J'ai pensé que si j'avais longtemps envisagé de partir jusqu'en Angleterre, je pouvais au moins trouver un juste milieu, c'est-à-dire rester en France mais quitter ma région. Je n'ai pas eu à réfléchir bien longtemps, partir de Caen a presque été une évidence pour moi. Je vais donc aller dans la ville rose : Toulouse ! Quitter le cocon familial - Partir loin de chez soiLÉA, AVENTURIÈRE DES TEMPS MODERNES ?
Quelle bonne blague ! Je n'ai quitté la France que pour aller en Belgique et en Angleterre, systématiquement avec l'école et j'ai à chaque fois pleuré les premiers jours (oui oui). Les explorations, même proches de chez moi, me collent les miquettes, tellement que mes amis m'appellent Flipette. Je n'ai clairement pas le profil d'une globe-trotteuse. Si ce n'est pas non plus ton cas, rien ne t'empêche donc de hisser les voiles, tu n'en es pas moins capable que qui que ce soit d'autre.
POURQUOI AVOIR DÉCIDÉ DE PARTIR ?
  • Habiter en ville. J'habite à la campagne, être dépendante de mes parents pour me déplacer commence à me courir sur le haricot. Même en choisissant d'aller à l'Université de Caen, j'aurais été logée chez mes parents et le temps de trajet aurait été très long, avec peu de possibilités de rester au-delà du temps de cours.
  • Vivre à ma sauce. Avec mes propres habitudes, mes propres horaires, mes propres erreurs. Apprendre par moi-même de petites choses du quotidien. C'est aussi une façon de faire mes propres choix et de me sentir plus libre.
  • Explorer, découvrir. Caen est une ville que j'aime énormément. Elle me fascine toujours autant et j'y ai des souvenirs à chaque coin de rue, mais j'en ai un peu trop fait le tour. Je connais les bars, le nom des serveurs, les horaires d'ouverture des restaurants vegan, les librairies typiques, les règlements des parcs... C'en est presque trop confortable. Je veux plus grand, plus haut, plus déroutant. 
  • Trouver le soleil. « Si j'suis parti c'est parce que j'avais peur de rouiller », nous dit Orelsan. Le temps grisâtre me fatigue.
  • Me développer. Je suis une personne qui vit beaucoup à travers l'autre. Mon entourage est mon repère et j'ai un peu de mal à m'en détacher. C'est parfois enfermant, j'ai du mal à agir sans leur avis et sans leur présence. Je pense que je serai toujours comme ça, je me construis à travers le monde qui m'entoure. Partir est pour moi une façon de trouver le juste milieu. S'attacher aux gens, les aimer fort parfois, leur donner de l'importance, je sais très bien faire. Il faut maintenant que je sache faire les choses par moi-même, me sentir capable en étant seule, être mon propre pilier.
COMMENT TROUVER LE COURAGE DE S'EN ALLER ?
  • Focalises-toi sur les raisons qui te poussent à partir. Au moment où j'ai pris cette décision, je me suis écrit une lettre dans laquelle j'ai retranscrit toutes mes motivations à chaud. C'est un concentré de positivisme que je relis lorsque je doute un peu et que je relirai à nouveau quand j'aurai un coup de blues sur place. Je te conseille vivement de le faire ! Essaie d'envisager tes futures réactions à travers cette lettre. Je sais qu'une fois à Toulouse, je me trouverai peut-être idiote et irraisonnable d'avoir fait ce choix parce que la peur me gagnera. J'ai alors une mention spéciale dans ma lettre qui appréhende cette réaction.
  • Donnes-toi certains laps de temps. Apprends à te connaître et à encore une fois appréhender tes réactions. Il est possible que les trois premiers mois soient difficiles, que tout semble ne pas me convenir, uniquement parce qu'il me faut un certain temps avant de créer mes habitudes et mes repères. Je m'autorise donc à douter pendant ces trois mois, ce n'est pas grave. Au bout de ce temps, je pourrai réellement revenir sur ces doutes : est-ce qu'ils sont fondés ? Est-ce qu'ils sont toujours d'actualité ? Comment je me sens ? Qu'est-ce qui me plaît ? Qu'est-ce qui ne me plaît pas ? Ça évite de prendre des décisions trop rapidement.
  • Prépare bien ton départ. D'abord, administrativement. La vie d'étudiant·e c'est le début du n'importe quoi administratif. L'inscription Parcoursup, le CV, la lettre de motivation, l'inscription administrative, la demande de bourse, de logement, d'APL, l'abonnement aux transports, la déclaration d'impôt... C'est la plaie pour les autres, ça le sera aussi pour toi, mais te débrouiller le plus possible par toi-même peut te permettre de te préparer à partir. Ça me prend tellement de temps et c'est tellement pénible que je ne veux pas avoir fait tout ça pour rien. Je sais aussi qu'une fois arrivée, je serai bien contente d'avoir géré la partie administrative et d'en avoir beaucoup moins ensuite alors que je serai dans un cadre qui me rassurera moins. Ensuite, matériellement. Prépare ton budget, ce dont tu vas avoir besoin, repère les différents magasins, projettes-toi. Ton chez-toi, même avec un budget serré, doit être ton chez-toi. Pense-le à ta sauce. Enfin, affectivement. Tu vas aussi quitter ta famille et tes ami·es et ce n'est pas toujours facile. Passe du temps avec elleux, organises-toi pour les voir avant ton départ et peut-être pour rester en contact avec elleux une fois que tu seras parti·e.
  • Saute dans le vide. Sortir de sa zone de confort a quelque chose d'illogique au départ. Pourquoi prendre le risque d'aller vers l'inconnu alors que notre confort actuel nous convient ? Plus le Jour - J approchera et plus tu pourras te bourrer le crâne de fausses raisons de ne pas partir. Il faudra alors sauter dans le vide, y aller et voir par toi-même. A nouveau, il s'agit d'appréhender ses propres réactions.
Quitter le cocon familial - Partir loin de chez soiFinalement, tu ne trouvera aucune vérité absolue, aucune solution miracle pour prendre ce genre de décision sans te tracasser les neurones. Peut-être que tu es plutôt du genre à tout préparer à l'avance comme moi ou au contraire à te rassurer en étant dans la spontanéité. Comprends à travers cet article que tu dois te faire confiance, te connaître. Tu ne te mettras pas en danger, tu as tout à gagner. Apprends à t'encourager, à savoir de quoi tu es capable et à être curieux/se de tout ce que tu peux encore découvrir.
Et toi, as-tu décidé de partir loin de chez toi ? Pourquoi ? Veux-tu le faire un jour ? Qu'est ce qui te pose souci ? Qu'est ce qui t'encourage ?Dis-moi tout...
Quitter le cocon familial - Partir loin de chez soiPour être mis au courant dès la parution d'un article, tu peux me suivre sur Facebook ou Hellocoton, mais aussi sur Twitter et Instagram où je partage aussi des bribes de vie. Enfin, j'illustre parfois mes articles de podcasts que tu peux retrouver sur Soundcloud

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