Lu, dévoré, adoré #4

Troisième édition du nom : je vous présente aujourd’hui mes 3 dernières lectures ! Je ne lis pas autant que je le souhaitais… par manque de temps, certes, mais ça n’est pas la seule excuse. J’essaye depuis la fin des vacances de réintroduire quelques minutes de lecture chaque jour. J’espère donc pouvoir vous proposer ce type d’article un peu plus régulièrement !

Un cancer pas si grave – Géraldine Dormoy*

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Je pressens que cette journée est cruciale dans ma vie, qu’il y aura un avant et un après, que demain, je penserai déjà autrement. Je souhaite me souvenir de tous les états par lesquels je vais passer. Je ne fais pas confiance à ma mémoire. Enfant, j’écrivais dans des journaux intimes que je finissais toujours par jeter, convaincue que ce que j’y avais écrit n’avait aucun intérêt. Aujourd’hui, je regrette de ne pas savoir ce que je pensais quand j’avais 12 ans. J’en ai 41, ma vie est en train de basculer, cette fois, je ne ferai pas la même erreur.

Bien sûr, il y a l’annonce de la maladie et les traitements. Mais Géraldine Dormoy raconte aussi l’évolution de son rapport au monde. Apprendre à ne rien faire, accepter ses sensations, se recentrer sur l’essentiel : voilà sa mission. Douze mois d’un journal intime riche d’enseignements pour toutes et tous, malades ou bien portants.

Je suis très sensible à la cause de la lutte contre le cancer du sein. Je n’ai pourtant jamais été touchée, ni de près ni de loin, pas cette terrible maladie qui atteint près de 60.000 nouvelles femmes chaque année. Quelques mois avant d’obtenir mon diplôme d’infirmière, il était évident que le choix du sujet de mon mémoire de fin d’études s’orienterait vers cette problématique. « L’amazone du 21ème siècle » : voici le titre qu’arborait mon gros pavé d’une centaine de pages, remis fièrement à mes formateurs après ces 3 ans de dur labeur. Depuis, le cancer du sein est resté une préoccupation quotidienne, notamment au travail, par le biais des patients que je reçois en salle de réveil après leur intervention chirurgicale. Une maladie qui ne touche pas que des patientes âgées, comme le prouve Géraldine à travers son récit. C’est à l’aube de la trentaine qu’elle découvre fortuitement une masse dans son sein, et consulte aussitôt son médecin. S’en suit une cascade d’annonces, de diagnostics, de traitements et surtout, un très long parcours vers la rémission. Dans son autobiographie, sous forme de journal de bord, elle se livre sans compromis, avec un choix des mots admirable et une absence totale de pathos. Un livre à mettre entre toutes les mains, pour comprendre, s’émouvoir et se renseigner sur cette maladie si complexe et tout ce qu’elle engendre.

Il est grand temps de rallumer les étoiles – Virginie Grimaldi*

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Anna, trente-sept ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée. A dix-sept ans, Chloé a renoncé à ses rêves pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Lily, du haut de ses douze ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire. Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

C’était mon roman feel good des vacances ! Une histoire de famille sous fond de road-trip, animée par des personnages attachants et plein de dérision. Derrière les traits d’humour, on découvre petit à petit l’émotion et les valeurs transmises par la maman à ses deux filles. Idem pour les conflits inter-générationnels, tellement bien décrits et où l’on ressent la détresse de chaque protagoniste ! On arrive très (trop!) vite aux dernières pages, car on n’aurait qu’une envie : que l’histoire ne s’arrête jamais, tant les pages se tournent à toute allure. Bref, on rit, on pleure, et on en demande encore plus.

Les gratitudes – Delphine de Vigan*

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«  Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences.
Et la peur de mourir.
Cela fait partie de mon métier.
Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas.  »

Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elles, deux personnes se retrouvent  : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé  de la suivre.

J’ai longtemps voulu devenir orthophoniste, et je garde un profond respect pour cette profession qui me fascinera toujours. L’intrigue était donc faite pour moi ! Comme toujours, Delphine de Vigan retranscrit parfaitement à l’écrit les caractéristiques d’une conversation : les non-dits, les silences, les hésitations… Derrière les mots, on découvre les émotions associées, les secrets, ou encore les douleurs. Un livre qui met parfaitement en lumière l’accompagnement des personnes âgées, et toute la douceur que celui-ci nécessite.


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